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Parenthèse,
le temps d'un verre


Pendant plus d’un an, Bernard Joseph a suivi et filmé Eugénie Lavenant dans l’élaboration du roman graphique Babyboom, nouvelle tirée du recueil du même nom et écrite pour laquelle Jean Vautrin reçut le Prix Goncourt de la nouvelle en 1986. Les deux auteurs nous ont concocté avec malice ce merveilleux ouvrage décalé pour notre plus grand plaisir de lecture. Fin juin 2015, Jean Vautrin nous a quitté après sa dernière relecture.
Bernard Joseph a filmé avec parti prix le cheminement de Eugénie Lavenant lors de ses pérégrinations hors cases. Il nous a offert la première vision de ce documentaire singulier pour la soirée signature de l’album à la Péniche-cinéma de la Villette à Paris.
 
durée   32 min.
Réalisation et montage  Bernard Joseph.

Conseil et graphisme  Stéphane Bienfait
Mixage  Christophe Robert.
Les acteurs   Adeline Moreau (comédienne & voix off),
Jean-François Derez, Walter Shnorkell (comédien), Jean-Claude Lainé,
Jean-François Coen (musicien & chanteur), Loïc Gouadec, Emma, Oscar et Zoé.

 
C’est à la suite de cette projection que Eugénie Lavenant a pu signer sa publication Babyboom et nous offrir un verre de ce merveilleux vin du Château la Canorgue
dont nous avons édité les étiquettes spécialement conçues pour l’occasion.
  
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Moi ce que j’aime c’est m’entourer entre guillemets d’acteurs pour faire le livre,
de m’inspirer de personnages réels parce que ça me permet de sortir un peu
de mon bureau et de rencontrer des gens, je trouve ça enrichissant.
Je prends des photos, des fois je choisis des costumes,
donc je travaille un peu comme si je réalisais un film en fait.
– C’est pas un physique trop léché parce que le problème quand je cherche des acteurs
c’est que souvent ils prennent des photos sous un angle où ils sont le plus beau
donc ça laisse moins apparaître les caractères. Il est pas mal…
Et maintenant il faut que je relise encore pour me décider.

  
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Je me suis aussi inspirée de certains films des années 60 mais plus j’ai regardé
ces films-là qui correspondent vraiment à l’ Amérique des années 60-70 ,
plus je me rends compte que c’est en décalage avec la vision que j’ai du texte de
Vautrin.
  
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J’ai trouvé un super acteur qui fait le vendeur d’enfants avec le côté excessif,
gros cigare, lunettes… C’est très décalé mais en même temps c’est très approprié
parce qu’un vendeur d’enfants, surtout d’enfants en plastique…
il est sans foi ni loi mais en même temps c’est un vendeur à la petite semaine,
c’est même pas un enfoiré, une raclure finie enfin c’en est un quand même mais pas
comme s’il faisait un trafic d’adoption d’enfants. Là c’est quand même des bébés
en plastique donc c’est la folie de la société plus que sa propre folie.

  
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Rassurez-moi, c’est un truc véritable les bébés en celluloïd comme ça ?
Je crois que ça existait, dans les années 50.
Ca les aidait à se préparer à ce que le bébé arrive et puis finalement.

Et s’ils ont un chien ça marche aussi, non ?
Y a plein de gens ils ont pas d’enfants mais ils ont des clebs et ça le fait bien !
Je suis presque choqué.

Caroline, vous pouvez m’envoyer… Pardon ?
Je m’en fous de votre pause-café, vous allez faire ce que je vous dis, oui ?!

Vous croyez que je vous paye à rien foutre comme ça ?
Amenez moi un bébé standard, cheveux blonds, yeux bleus, vous avez 3 minutes.
  
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Et là Tracy tu peux rire, hein !
C’est pas très compliqué, il suffit que je regarde sa chemise.
  
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En tant que dessinateur quand on commence un livre on a plein d’idées
et après il y a toute la phase de découpage, d’adaptation, de dessin qui dure un an
au minimum et finalement on manque un peu de recul donc c’est vrai que à deux
c’est plus facile parce qu’il y a une liberté, ça donne un second souffle au livre.

Quand je vois des fois qu’il peut me couper une case où j’ai fait des micro-détails
de moquette ça me tue, ça me tue !

Peut-être le fait d’avoir perdu mes parents ou je sais pas, d’avoir la notion
que tout peut s’arrêter et de pas avoir la maitrise totale de mon travail ça a été
problématique au début.

  
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Contrairement à ce que tu dis, l’idée que ça peut s’arrêter c’est ce qui fait aussi
la beauté du projet. Si on ne pouvait que refaire ça serait basiquement mécanique.
Or là justement c’est ce qui nourrit des projets ou ambitieux ou intéressants parce
qu’ils sont sur le fil du rasoir. C’est le côté éphémère quelque part,
c’est ça qui est chouette.

  
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babyboom

Et comme disait Jean
Hauts les cœurs et mort aux cons !
  
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vin

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